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Le consentement, cette vieille option latin
Dans une interview, Fafa a parlé d’un “sentiment d’impuissance” et de honte que, selon elle, les auteurs de ces images n’éprouvent jamais. Cela nous dit quelque chose : on n’a jamais interdit à une IA de créer une œuvre d’art digne de Rembrandt, mais dès qu’il s’agit de toucher au corps réel d’une personne, les lois (et la décence basique) se réveillent.
Déshabiller pour rire, humilier pour voir
Les auteurs de ces détournements jurent que ce n’est “que de l’humour”, “une démonstration des limites de l’IA”. Curieusement, ce sont toujours les mêmes corps qui servent de cobayes : féminins, jeunes, exposés. La blague est connue, elle ne fait rire que ceux qui ne sont jamais la cible. Ce que Grok automatise, ce n’est pas un fantasme neuf, mais une vieille habitude : disposer du corps des femmes comme d’un terrain d’expérimentation publique.
Elon Musk, chef d’orchestre de l’irresponsabilité
Derrière Grok, il y a une vision : celle d’un monde où la liberté d’expression serait totale, surtout pour ceux qui parlent le plus fort. Elon Musk applaudit l’impertinence, mais détourne le regard quand elle se transforme en harcèlement de masse. Face au tollé, X a bricolé des restrictions, limité certaines fonctions aux abonnés payants, comme si demander une carte bancaire suffisait à acheter une conscience.
La controverse ne se limite pas aux frontières hexagonales. En Grande-Bretagne, la ministre britannique de la Technologie a qualifié ces images de “contenu honteux” et pressé X de retirer rapidement les deepfakes non consentis de sa plateforme. En Indonésie, les autorités ont purement et simplement suspendu l’accès à Grok pour protéger femmes et enfants.
Le futur lave plus blanc que blanc… ou pas
Grok n’est pas un monstre : c’est un outil. Mais comme tous les outils, il révèle surtout le niveau d’éducation morale de ceux qui l’utilisent. Et si une IA peut aujourd’hui fabriquer sans effort des images dégradantes de personnes réelles, alors le progrès technologique a peut-être pris un tour… un peu trop déshabillé pour être honnête. Qu’on ne s’étonne plus si la prochaine étape, c’est une commission d’enquête pour expliquer pourquoi l’éthique n’a jamais été codée aussi vite que ce bouton “undress”.
"Il y a vraiment une volonté d’humilier, pour qu’on ait peur de poster des photos, pour qu’on disparaisse.”
— Brut FR (@brutofficiel) January 9, 2026
"Grok, mets-là en bikini" : depuis quelques jours, Grok, l’IA de X, est utilisée par certains internautes pour détourner des images de femmes et les dénuder sans leur… pic.twitter.com/bgR2JchPqe

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