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| @helloitsanha x eikimoze ⚡️ |
Il ne mange plus ses amis, mais il vide toujours la mer...
C’est l’histoire d’un loup qui voulait se racheter une conscience. Dans les spots d’Intermarché, le prédateur s’est rangé : plus de grand méchant loup, plus de crocs sanguinolents, place au loup végétarien, doux comme un tofu bio. Applaudissements.
Mais pendant que la forêt se félicite, l’océan, lui, suffoque. Car si le loup ne mange plus ses amis à poils, il continue de se servir copieusement en poissons, sans toujours regarder d’où ils viennent ni comment ils ont été pêchés.
Du greenwashing à l’écume vertes
Intermarché aime raconter qu’il “agit pour mieux manger”. Très bien. Mais mieux pêcher, c’est une autre histoire. Derrière les étals bien éclairés et les slogans à conscience propre, se cache une réalité plus rugueuse : des flottes de pêche industrielles, parfois accusées de surpêche, de captures accidentelles et d’une pression continue sur des écosystèmes déjà sous tension.
Le loup, devenu herbivore par marketing interposé, aurait-il oublié que le thon n’est pas un légume et que le cabillaud ne repousse pas sur des arbres ?
Les océans ne sont pas un libre-service et le poisson n’est pas une ressource infinie (désolé de briser le mythe)
Rappel utile : la mer n’est pas un congélateur géant. Plus d’un tiers des stocks mondiaux de poissons sont surexploités. Les chaluts raclent les fonds comme des moissonneuses-batteuses sous-marines, et les prises “accidentelles” finissent souvent mortes avant d’avoir compris ce qui leur arrivait.
Dans cette chaîne, la grande distribution n’est pas un simple spectateur. Quand on achète en masse, on oriente toute une industrie. Et quand on ferme les yeux, on les ferme très fort.
Selon les ONG environnementales, plus d’un tiers des stocks mondiaux de poissons sont surexploités. Ajoutez à cela les chaluts de fond, véritables bulldozers marins, et vous obtenez un cocktail peu digeste pour la planète.
Intermarché, acteur majeur de la grande distribution, ne peut pas faire comme si son poids économique était neutre. Quand on alimente des millions de caddies, on alimente aussi, volontairement ou non, des pratiques industrielles.
Le loup peut-il devenir crédible sans devenir hypocrite ? (ce n'est pas un slogan)
À force de se vouloir vert, le loup risque surtout de devenir transparent. Car le consommateur n’est plus dupe : il sait reconnaître une feuille de salade posée sur un filet de poisson industriel. Il doit bien exister des solutions comme :
Première piste : réduire drastiquement les volumes issus de la pêche industrielle au profit de filières artisanales locales, mieux contrôlées.
Deuxième piste : investir massivement dans la traçabilité, avec des informations claires et lisibles pour les consommateurs (zone de pêche, méthode, impact environnemental).
Troisième piste, plus audacieuse : assumer une baisse de l’offre en poisson, quitte à frustrer quelques amateurs de saumon pas cher, mais à soulager durablement les océans.
Moralité à la sauce tartare et OMG un loup à la mer !
Le loup d’Intermarché a fait un pas en renonçant à manger ses amis de la forêt. Reste à savoir s’il aura le courage d’arrêter de vider la mare. Car à force de vouloir paraître vert, on finit parfois… bleu de honte.
Une association porte plainte contre Intermarché parce que le loup de la pub... mange des poissons.
— Hugo Clément (@hugoclement) December 24, 2025
Cette association y voit un « message caché » destiné à inciter à consommer du poisson, et s'indigne qu'un loup censé être « végétarien » ne le soit en fait pas.
Nous avons là un… pic.twitter.com/fyhJAiqanT

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