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Eikomania

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La Star Academy produit-elle des jeunes stars fabriquées avec de la poudre de perlimpimpin ?

@helloitsanha x eikimoze ⚡️

Ils arrivent avec une valise, un hoodie trop large et la certitude d’être « au bon endroit, au bon moment ». À la Star Academy, le rêve est cadré en 16/9 et sponsorisé par l’espoir collectif. Chaque saison promet la même chose : une carrière, une vraie, durable, entre deux plateaux télé. Pourtant, derrière la lumière bleutée du prime time, la fabrique à stars ressemble surtout à une chaîne de montage émotionnelle, où l’on polit les rêves à la poudre de perlimpinpin avant de les laisser s’évaporer.

Anciens élèves : quand la lumière s’éteint, le CV s’allonge

Souvenez-vous de Magalie Vaé, gagnante en 2005 : une victoire écrasante, puis une carrière qui s’évapore plus vite qu’un SMS surtaxé. Ou d’Emma Daumas, révélée en 2002, longtemps coincée entre “ancienne de la Star Ac’” et artiste à part entière. Quant à Mario Barravecchia, demi-finaliste adulé, il finira animateur radio… en parlant souvent de la Star Academy.

Le point commun ? Une notoriété intense, mais brève. La télévision crée des pics de visibilité, pas des fondations. Une fois le prime terminé, chacun se débrouille avec ce qu’il reste : un souvenir collectif et un algorithme peu reconnaissant.

Nouveaux candidats : des rêves frais pour un scénario déjà écrit

Les nouvelles promotions, elles, regardent ces parcours avec l’optimisme de ceux qui pensent être l’exception. “Moi, ce sera différent.” Comme Jenifer, Nolwenn Leroy ou Grégory Lemarchal – les exceptions qui confirment la règle.

Car pour une carrière qui s’installe, combien de talents relégués à The Voice en rattrapage, aux tournées nostalgiques ou aux covers TikTok ? La Star Academy ne repère pas seulement des voix : elle caste des personnages. Le talent est indispensable, mais le montage décide du destin.

La télé fabrique des programmes, pas des carrières

La Star Academy n’arnaque personne. Elle montre. Elle suggère. Elle laisse espérer. Elle produit du divertissement, rentable et émotionnellement recyclable. Une fois les audiences encaissées, les élèves retournent au réel, souvent sans mode d’emploi. La télévision adore faire croire que le rêve est à portée de micro.

Elle oublie juste de préciser qu’il est rarement renouvelable. Reste alors cette question, gênante : à force de produire des étoiles jetables, la Star Academy ne finit-elle pas par épuiser le stock de rêves qu’elle prétend révéler ?


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