Anha S.L

With pretty stories for which there's little good evidence Sea of Tranquility tendrils of gossamer clouds decipherment courage of our questions.

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Les réseaux sociaux rendent-ils malheureux ?

@eikomania.me x Anha S.L

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Les réseaux sociaux sont des véritables outils de créations et de communication. Mais parfois, on a l'impression qu'ils nous bouffent le cerveau et dès lors, dès que nous nous comparons aux "influenceurs", notre vie devient minable par rapport à celle des autres. Les haters vous souhaiteront la bienvenue sur Instagram, les autres vous ignoreront. Parce que même s'il y a des personnes bienveillantes, elles sont noyées dans ce flot de profils. À la guerre comme à la guerre, dès que vous débutez les réseaux sociaux, c'est chacun pour soi, malheureusement. 

Il est difficile de se faire une place, de faire connaître son art, sa passion et mettre en lumière sa personnalité. Depuis quelques temps, j'observe qu'il y a le même type de profils qui "réussissent". On se l'accorde, les gens (toi et moi par exemple), sommes de véritables stalkers et de fait, on pourrait passer le concours de la police nationale haut la main. 

On espionne la vie d'autrui, surtout celle de nos ennemis. On mate allègrement le feed ultra bien chiadé de Nabila et compagnie et on se dit qu'on a littéralement raté notre parcours professionnel. Avant de passer l'arme à gauche, il faut se recentrer, faire la part des choses et évaluer notre degré de bonheur. 

Entre profils refaits, physiques à la Kim K, luxe et déco scandinave ultra pastel instagramable, on finit par se demander quelle est la norme du swag. Entre autre, qu'est-ce qui est "IN" et qu'est-ce qui est "OUT". Depuis quelques années, Instagram et tous autres réseaux sociaux font la pluie et le beau temps. Ils rythment les tendances et parfois les comportements que les utilisateurs doivent avoir. Un peu perdus dans cette société ultra connectée, est-ce que les réseaux sociaux nous rendent-ils heureux ou à l'inverse, nous font-ils basculer vers une descente aux Enfers digitale ? 

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L'addiction rime avec dépression. 

Comme chaque drogue, les écrans sont une addiction. Et même moi, qui ai pris un peu de recul par rapport à ça, pour l'instant, je me rends compte que c'est impossible de vivre sans. Surtout quand on travaille dans le digital, la communication et lorsque l'on tient un journal en ligne (celui que vous lisez présentement). 

Je trouve ça atroce de me dire que mon (mes) portable est une extension de moi-même. On a remplacé les lettres et les cartes postales par des messages virtuels qui peuvent s'effacer d'une minute l'autre. On a oublié à quel point, il était important de pouvoir toucher l'objet et de voir la calligraphie de son auteur. 

Les gens sont de plus en plus influençables. Les mères de famille se comparent à celles qui n'ont jamais de cernes, ont retrouvé un corps parfait après leur accouchement, font des petits dej "so healthy" pour leur môme et ont mis en scène leur quotidien avec un filtre qui s'adapte à tous les clichés pris par leur Instagram Husband. (On note que c'est un véritable métier... À défaut d'investir dans un trépied et un bon retardateur, les influenceuses ont leur tripod vivant). 

Quand on voit comment les filles veulent être maquillées, fringuées et retouchées – que ce soit sur Photoshop ou par le biais de leur chirurgien esthétique – et que les mecs ne jurent que par leur plastique composée de tablettes de chocolat qui en feraient pâlir plus d'un, on se demande : 

" Mais qu'est-ce que la beauté (naturelle) ?"

Depuis que les réseaux sociaux ont pris une place considérable dans nos vies, certains codes ont été bousculés. C'est une véritable guerre des clones. Plus tu ressembles à ces plastiques, plus il faut que tu te mettes en scène sur Instagram. 

Or, ce n'est pas ça, la vraie beauté. Des filles et des mecs comme Pomme, les Frangines, Maxenss, sont des Monsieur et Madame Tout Le Monde, qui pourtant, attirent les foules. Pas uniquement pour leur musique, mais il y a une véritable identification. Leur authenticité fait plaisir à voir et leur naturel chasse cette odeur plastifié et de Chanel Numéro 5 qui se dégagent des clichés pris à l'iPhone dernier cri. 

Ces gens qui brassent les millions d'abonnés et qui doivent être "dans le coup" chaque jour de la semaine, 24/24, 7 jours sur 7, sont-ils vraiment heureux ? Pas sûre. 

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Et si les réseaux sociaux n'existaient plus ? 

Les réseaux sont extraordinaires pour faire des rencontres professionnelles, fonder une communauté dévouée et passionnée ou encore renouer avec son ancien amour perdu. J'entends bien qu'ils sont pratiques mais comme une petite dose d'éroïne, ils peuvent nous faire perdre la tête

Je me demande encore comment les influenceurs arrivent à être collés tout le temps à leur smartphone et se filmer en permanence, que ce soit dans les vlogs, les stories, à faire des réels sur Instagram... On a souvent critiqué la télé-réalité, mais je trouve qu'il y a un rebond de cette nouvelle vague (sans mauvais jeu de mots). 

Être filmé H24 peut mettre mal à l'aise et de partager sa vie, son quotidien, son chez-soi avec des tonnes d'inconnus est assez indiscret. Mais c'est le principe. Certains se prêtent au jeu comme s'ils étaient dans une sorte de Secret Story. Cependant, c'est aux "joueurs" de filmer et de poster ce que bon leur semble et non à une production qui définie bien le cadre et les normes. Quoique, certains partenariats encouragent ces jours à jouer le jeu notamment dans le cadre pour une promotion.

On ne sait pas comment les gens sont lorsqu'ils relâchent le bouton " 🔴 REC " de leur smartphone. On ne sait pas ce qu'il se passe réellement dans leur vie. En plus d'être soumis à la pression sociale qui est exercée par une communauté très critique et qui attende toujours plus de leurs "idoles 2.0", ces personnes sont sujettes à la dépression ou à des envies de tout quitter. Et c'est bien normal. Ne leur jetez pas la pierre, lire des messages de haters et de fans malveillants est totalement incorrect. 

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Le problème de ces plateformes c'est qu'il y a de l'usurpation d'identité, des D.M virulents, du cyber-harcèlement, des dickpics envoyées à tire larigot et bien d'autres choses encore plus gênantes... En soit, tout ce que la société tente d'étouffer pour préserver la cohésion et l'entente sociales. 

Derrière les écrans, tout est plus facile. Jamais un enfant au pseudo de @fornite98765 viendra vous cracher au visage et encore moins, un adulte de 25 ans vous lancera dans la rue "d'aller crever". 

S'ils n'existaient plus, ce serait assez terrible pour les jeunes créateurs de contenus et les nouveaux médias qui ne demandent à créer quelque chose de bien. Cependant, cela soulagerait peut-être les gens qui sont forcés à produire encore et encore. Non pas par envie mais parce que dans un sens, c'est leur métier. La création de contenus a envahi nos écrans : ordinateurs, tablettes, téléphones intelligents, télévisions... Ça s'appelle l'évolution numérique mais est-ce que cela nous éloigne des uns des autres ? Je pense. 

Mais encore une fois, si tout ceci est correctement utilisé, nous pouvons faire de grandes choses et avancer ensemble, main dans la main. Parce qu'ils y a des comptes qui sont riches en humanité et en créations. Derrière tous ces pixels, il y a des humains, des artistes, des jeunes marques qui ne demandent qu'à vivre de leur passion. Soutenons nous au lieu de porter de l'attention aux tierces personnes

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Ne restez plus seul.e : parlez-en. 

Oui, il faut en parler ! Si vous vous sentez seul.e et isolé.e par rapport à ces réseaux sociaux qui vous grignotent du temps et de l'énergie, recentrez-vous sur vous-mêmes. C'est normal de ne pas être créatif tous les jours et parfois, de ne rien avoir envie de faire

Éteindre son smartphone pendant une journée est irréalisable pour la plupart des humains. Mais parfois, une petite détox digitale fait le plus grand des biens. Vous pouvez faire autre chose et renouer avec la "vraie vie", loin de toute la fame, des vies qui sentent le fake à des kilomètres, et des Poupées Barbie. 

Bon, si vous attendez le message de votre âme-soeur et que vous ne correspondez que comme cela, continuez, que grand bien vous fasse. Ça reste "mignon" et ça ne fait pas de mal de se sentir proche de l'être en question (surtout dans une période aussi difficile que celle que nous traversons). 

Mais si c'est pour autre chose, éteignez le, quelques heures pour commencer, et faites autre chose. Par exemple : un atelier de pâte à modeler, du tricot, de la couture (qui est super en vogue et qui a fait son grand retour), écrire des lettres d'amour, lire des bouquins, refaire sa déco... Il y a une tonne d'activités qui sont très intéressantes bien loin de l'éternel swipe-up digital. 

Alors oui, les réseaux sociaux ont tendance à gonfler notre égo et nous sont utiles. Mais comme l'alcool (ou la drogue), il faut les consommer avec modération. 🍓

Commentaires

  1. Je ne sais pas si les RS rendent malheureux, par contre l'usage qu'on en fait, oui. Il y a peu j'ai décidé de couper Twitter. Je m'y connecte beaucoup moins, je me raisonne ; je viens quand même prévenir quand j'ai un nouvel article, regarder un peu mon fil d'actu, et voilà. Je me suis désabonnée des comptes de médias, aussi, parce que m'informer de m'intéresse pas en ce moment et du coup tomber sur des informations me stresse. Depuis que j'ai coupé (genre il y a pas si longtemps j'avais commencé à aller voir dès que je m'ennuyais, une horreur !) et que je ne suis plus les médias, ça va déjà mieux. Je gade toujours mes abonnements à des gens avec qui je ne suis pas d'accord, pour rester ouverte, mais je jarte les haineux (la bienveillance, y a que ça de vrai !)

    Comme toi, j'ai du mal à comprendre les gens qui se filment H24 et surtout sont payés pour ça, racontent tout de leur vie, de leur déménagement... je vois pas trop l'intérêt...

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    1. C'est devenu un business à part entière. On peut effectivement filmer tout et n'importe quoi mais je ne comprends pas pourquoi on est payés pour ça ? ça me parait un peu fou, après c'est une question de génération je pense :)

      Les RS, ça devient chronophage... une véritable addiction pour se tenir au courant de tout et n'importe quoi. Et effectivement quand on s'ennuie un peu, on scrolle et on se demande : "mais qu'est-ce que je fais là ? le temps est beau, le ciel est bleu quoi..."

      Les choses simples sont en dehors de notre écran aha.

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