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Eikomania

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Saint-Denis, France

Le prix exorbitant du billet de train permet-il de payer la fourmillière de communicants internes du groupe SNCF ?

@helloitsanha x eikimoze ⚡️

À force de grimper plus vite que le TGV en descente, le prix des billets de train finit par poser une question simple, presque naïve : où passe l’argent ? Le billet de train n’augmente pas, il s’envole. Plus vite que l’inflation, plus sûrement qu’un TER en retard.

Et à ce tarif-là, le voyageur est en droit de se demander ce qu’il finance exactement. Des rails mieux entretenus ? Des trains plus ponctuels ? Ou bien une fourmilière de communicants internes, affairés à raconter que tout va pour le mieux dans le meilleur des réseaux ferrés possibles ? Car à la SNCF, quand le train n’arrive pas à l’heure, le storytelling, lui, ne rate jamais son départ.

La SNCF, agence de comm' sur rails qui fait rouler des trains

Il faut reconnaître un talent certain au groupe public : quand le train déraille, le storytelling, lui, reste parfaitement sur les rails. Retards “optimisés”, suppressions “régulées”, pannes “maîtrisées” : chaque incident trouve son élément de langage, chaque dysfonctionnement sa vidéo en contre-jour, chaque réorganisation son slogan. À croire que la SNCF ne transporte plus seulement des voyageurs, mais des concepts.

Quand le billet finance le PowerPoint

Newsletters internes à cadence industrielle, réseaux sociaux maison, podcasts managériaux, événements internes scénarisés comme des lancements de start-up : la communication interne tourne à plein régime. Pendant que les rames vieillissent et que les agents de terrain manquent, la fourmilière de communicants, elle, ne connaît ni retard ni grève. Le client, en payant son billet plein tarif, a parfois l’impression de financer davantage la cohérence du discours que la fiabilité du service.

Jean Castex, chef de gare ou chef d’orchestre ?

Ou fin de la com’ tous azimuts ? Depuis l’arrivée de Jean Castex à la tête de la SNCF, le ton se veut plus sobre, plus “terrain”, plus service public. Moins de storytelling, plus de régularité ? L’ancien Premier ministre parle ponctualité, fiabilité, retour au réel. Reste à voir s’il fera descendre quelques communicants du train pour laisser monter des conducteurs, des contrôleurs et des agents de maintenance. Car peut-être que la solution est là : moins de slogans, plus de sillons ; moins de com’, plus de trains à l’heure.


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