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Eikomania

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Pourquoi la Gen Z n'aime plus travailler comme les darons des années 70 ?

@helloitsanha x eikimoze ⚡️

Pendant que Gérard, 64 ans, explique pour la 43ᵉ fois qu’« à son époque on ne comptait pas ses heures », sa collègue Zoé, 24 ans, ferme son ordinateur à 18h01 sans trembler. Scandale national. Plateau télé en feu. LinkedIn en PLS.

La Gen Z serait-elle devenue allergique au travail ? Ou simplement lucide face à un modèle professionnel inventé quand le Minitel était une innovation disruptive ? Spoiler alerte, ce n’est pas la jeunesse qui a changé. C’est le contrat moral du travail qui s’est évaporé.

Les années 70 : travailler dur payait vraiment

Dans les années 70, accepter les horaires à rallonge avait une logique économique presque romantique : emploi stable, progression salariale lisible et pavillon avec barbecue avant la quarantaine.

Aujourd’hui ? Selon l’OCDE, les moins de 30 ans sont trois fois plus exposés à la précarité que leurs parents au même âge. Quant à l’immobilier, il représente jusqu’à 10 années de revenus dans les grandes métropoles contre environ 3 dans les années 70.

On en conclut que Papa faisait des sacrifices pour construire un patrimoine. Julie fait des sacrifices pour conserver son découvert autorisé.

Travailler plus… pour quoi exactement ?

Une étude Deloitte 2024 indique que près de 46 % des Gen Z déclarent que le travail n’est plus central dans leur identité. Traduction générationnelle : on préfère vivre que survivre entre deux réunions Teams.

 Micro-témoignage :


« Mon père est resté 35 ans dans la même boîte. Ils l’ont remercié par un mug et un mail collectif. Ça m’a vacciné. » 

 - Lina, 26 ans, cheffe de projet qui refuse désormais les “familles professionnelles”.


La loyauté verticale a pris un sérieux coup quand les plans sociaux sont devenus des éléments de langage RH.

Le burnout en héritage

La Gen Z est la première génération élevée par des adultes surmenés. Burnout, stress chronique, divorces liés au travail : le package complet. Gallup relève que plus de 60 % des jeunes salariés placent la santé mentale avant la carrière.

Hérésie pour certains dirigeants qui continuent de confondre engagement et présence tardive sous néons. Parce que rester jusqu’à 21h pour prouver sa motivation n’impressionne plus personne. Surtout pas ceux qui ont vu leurs parents y laisser leur dos et leurs dimanches.

Travailler moins idiot, pas moins tout court

Contrairement au récit dominant, la Gen Z travaille mais négocie. Télétravail, sens, équilibre, refus du présentéisme : ce n’est pas une paresse générationnelle, c’est une renégociation du contrat social.

Car une évidence s’impose : quand la promesse de sécurité disparaît, le sacrifice devient suspect. Les darons pensaient grimper l’échelle sociale.

La Gen Z a remarqué que l’échelle était désormais posée contre un mur qui bouge. Et au fond, refuser de vivre pour PowerPoint n’est peut-être pas une crise du travail. C’est peut-être la première réaction rationnelle depuis cinquante ans.


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