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Eikomania

With pretty stories for which there's little good evidence Sea of Tranquility tendrils of gossamer clouds decipherment courage of our questions.

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Pourquoi avons-nous tendance à être abonnés à la pêche aux relations calamiteuses ?

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On rêve toutes d'un gentil garçon. Celui qui sera à l'écoute, celui qui ne nous traitera pas comme du bétail ou encore celui qui nous offrira de la tendresse tous les jours de l'année. Sauf qu'en réalité, ce n'est pas le cas. Il faut être honnête : c'est ce que l'on espère avoir un jour mais notre idéal s'est définitivement brisé lorsque l'on a fréquenté ceux que l'on appelle les "connards". 

Ils traînent pas que dans la mare d'une fête foraine bas de gamme et populaire. Ils sont plus nombreux que l'on ne pense mais nous aussi, en tant que Femmes des années 2020, nous aimons les histoires chaotiques, celles qui nous donnent des frissons et nous font parler les samedis soirs un peu arrosés. 

Mais alors qu'est-ce que ce genre de types nous apporte-t-il dans la vie et pourquoi, l'idéalisons-nous autant ? 

*article à prendre au second degré.

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💫Les films et les séries nous montrent que les connards sont les plus bad-ass. 

On connaît tous les antagonistes viennent perturber une situation initiale qui semble utopique. Mais en réalité peut-être que sans eux, l'histoire sera plate et sans intérêt. Les anti-héros comme Chuck Bass (Gossip Girl), Nate (Euphoria) ou encore Joe (You) provoquent en nous une sorte d'excitation, de désir et de fait, nous attirent vers un danger dont on a conscience. 

Dans la vie, nous reproduisons les mêmes schémas. Force est de constater que la fiction rattrape bien souvent la réalité. Les filles ne tombent pas amoureuses du bon garçon et le met directement dans la case de la friendzone. Parce qu'en réalité, plus un être nous repousse, plus il est inaccessible et plus cela attise notre curiosité. 

Personne ne veut d'un garçon mielleux qui nous chante des chansons d'amour à tue-tête et qui nous promet tout et n'importe quoi à savoir, aucune fille veut du parfait "house husband". On se voit mal avec quelqu'un qui scrute le moindre faits et gestes, nous prépare nos repas du soir, notre lunchbox du midi en nous interpellant : "tu as oublié ton déjeuner, honey ! tu sais, il faut cinq fruits et légumes par jour pour..." et nous incite à respecter à la lettre ce qu'il a prévu dont le week-end d'été annuel ou encore rester à la maison et regarder le film du samedi soir. 

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⚡️On a tous une part de toxicité : plus la personne a des défauts, plus l'histoire est juteuse. 

Qu'on se l'avoue : nous avons effectivement une part toxique au fond de nous. Que nous soyons des "good girls" ou l'inverse, on n'a besoin de ressentir certaines choses, de perdre le contrôle, rager, insulter puis reprendre la main. Le jeu dangereux est une affaire de pros mais qui n'a jamais joué à ça ? 

Les relations dites "toxiques" nous aident à y voir plus clair sur ce que l'on désire et ce que l'on est. Avons-nous réellement envie d'avoir une vie rangée ou au contraire d'enclencher une histoire qui a certes un début et – malheureusement – une fin mais qui vaut la peine d'être vécue ? 

On se plaint, on pleure pour eux et on les traite de noms d'oiseaux mais nous-mêmes avons des besoins dont le fait de se sentir vivantes. Et le fait de rencontrer plein de mauvais garçons nous amènent à une remise en question plus poussée. 

Nous sommes toujours à la conquête d'un garçon qui nous correspond. La société dans laquelle nous vivons à des bons et des mauvais côtés. D'une part, nous avons une certaine liberté, celle de quitter le navire quand rien ne va et de choisir quelqu'un d'autre. Et d'un autre côté, ce trop plein de liberté nous attire vers de mauvais choix. Celui de jeter trop vite, de ne pas apprendre à connaître l'autre et de se braquer. 

Peut-être qu'au final, le garçon rencontré il y a quelques temps à qui vous avez balancé des horreurs pour le taquiner n'est pas le connard en question ? 

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🔥Relativiser : Il y a quand même des "bons" connards et des mauvais gentils. 

Parfois, nous avons tendance à caricaturer le monde et dans les relations amoureuses ; celui qui quitte est considéré comme le méchant et celui qui est délaissé est la victime de cette histoire. Néanmoins, la situation est bien plus compliquée que de faire un match où les bons points sont attribués. 

Les bons connards souvent incompris de la société peuvent parfois être brutes, directs et sans langue de bois. Ils peuvent dealer (rarement), se battre et insulter les forces de l'ordre. Mais si l'on essaye de se comprendre les mécanismes de ce genre de "bad-guys", on se rend compte qu'ils ont des convictions enracinées et profondes. 

Loin de l'image codifiée des super-héros, ils ont parfois de meilleures intentions que les garçons qui se disent gentils. Souvent cachées, leurs idées ressurgissent à un moment ou à un autre. Et ils peuvent basculer vers leur côté sombre qu'ils ont décidé de maquiller pour mieux s'intégrer dans la société, séduire et passer inaperçus dans la foule. 

Conclusion : Je pense que si on est honnêtes les unes envers les autres, les connards nous font souffrir, manger parfois (souvent) la poussière mais dans le fond, qu'est-ce qu'on les aime. 


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