Anha S.L

With pretty stories for which there's little good evidence Sea of Tranquility tendrils of gossamer clouds decipherment courage of our questions.

@eikomania.me

Youtube et moi : J'abandonne le cinéma pour être vidéaste sur le web.

@eikomania.me x Anha S.L


2020 a été une année décisive. J'ai longuement réfléchi à ce que je voulais réellement faire dans ma vie et ce n'est pas attendre, en faisant le pied de grue, les financements pour faire un film, que ce soit un court-métrage ou long-métrage. J'ai l'avantage d'être assez créative et une adepte du do-it-yourself mais pendant des années, je me privais de créer des contenus car je m'inventais des fausses excuses, du genre : 

🎥- Il me faut une caméra Ultra HD sinon, c'est nul. 
🎤- Un bon micro et un ingé-son. 
🎨 - Le staff de la déco.
👗- Des costumes onéreux.

Et ça n'en finissait plus. 

Je trouve ça dommage d'avoir fait une école d'audiovisuel et d'être ultra formatée. Le schéma en sortant de l'école était : 

- Faire un court-métrage. 
- Le balancer en festival. 
- Qu'il trouve son succès. 
- Et faire une version long-métrage. 

Sauf que ce processus ne m'a jamais intéressée. Une collègue d'école a fait ce parcours et c'est honorable. Je respecte ça mais pour moi, ça reste "trop long". J'ai besoin de vivre ma vingtaine, ma vie et tout simplement de vivre à 1000 à l'heure, de capturer les moments de vie... Et, je regrette de ne pas l'avoir pendant ces 7 années alors qu'au final, collectionner ces fragments d'existence sur cette Terre, a déclenché ma passion pour la vidéo. 

🎬

Retour aux vidéos : le caméscope de mon père, une révélation. 

Mon père avait la fâcheuse tendance à filmer tout et n'importe quoi, en particulier, les humains. Il enregistrait les vidéos sur son gros caméscope à cassettes et on les regardait tous les deux dès qu'on avait un coup de mou ou qu'on était nostalgiques. 

C'est assez fou de se dire que notre destin professionnel se dessine – bien souvent – pendant l'enfance. J'ai adoré dessiner, écrire et filmer. Aujourd'hui, avec Eikomania, toutes les passions sont réunies et c'est la première fois de ma vie, que je me sens en parfaite symbiose avec un projet

J'ai commencé en 2012 sur cette plateforme avec un blog lambda qui était davantage un blog mode, street-style, life style... Je photographiais mes amis, retouchais ces captures d'images et les postais. J'étais vraiment heureuse. Et puis,  le blog prenait de l'ampleur, ça m'a fait flipper et j'ai totalement arrêté quand j'ai été en école de cinéma. 

Je ne peux pas jeter la pierre à cette école et à cet apprentissage. Il a été bénéfique et sans lui, je pense que je ne serai pas la même. Seulement, je suis autodidacte, enfin, je l'ai été à 12-13 ans en codant mon premier site sur Blogger. Et j'ai une admiration pour ceux qui arrivent à vivre de leur passion sans être passé par la case "grosses études méga-chères" ou "piston à gogo". Je n'ai rien contre le "pistonnage" – et c'est un grand mot –, tout le monde irait piocher dans les contacts d'untel pour arriver à ses fins. Parce que la vie est assez difficile en général et que, malgré tout, un facteur chance ou un coup de pouce, peut nous aider à accomplir de grandes choses. 

 J'aime les artistes comme Madeon (Hugo Leclercq) ou encore les YouTubeurs, Liza Koshy et David Dobrik. Ils ont conjugué leur passion de la vidéo et leur vie pour en faire un métier à part entière. 

N'oublions pas que de vloguer et de faire de l'audiovisuel, c'est un art qui reste chronophage. Si vous regardez une vidéo de 6 minutes, alors vous pouvez compter 1-2 journées entières de montage. 

Cependant, pour moi, YouTube reste une très bonne alternative à cette passion. Quitter le monde du cinéma, ce n'est que partie remise. Je referais un film mais pas pour les mauvaises raisons à savoir : 

❌ - Écraser les autres
❌ - Devenir mégalo
❌ - Connaitre la gloire et avoir une palme d'or
❌ - Prouver que tu sais faire des films et cracher à la gueule des aficionados du ciné

Je caricature, évidemment. Mais à l'école, j'ai connu ce genre de profils et moi-même, je voulais faire des films pour pouvoir prouver au monde entier, que j'avais une valeur ajoutée et que l'on m'avait mal considérée. Donc, j'attendais encore et encore pour collaborer avec un producteur. Or, j'ai compris qu'il ne fallait pas avoir un producteur POUR avoir un producteur. C'est un ami, un partner in crime, quelqu'un avec qui tu matches à fond pour faire vivre un projet... À 19 ans, fraîchement diplômée d'un bachelor de cinéma – qui ne me sert à pas grand-chose – je n'avais pas cette notion qui est fondamentale et avec le temps – et l'expérience – je préfère avoir un ami, plutôt que quelqu'un qui ne pense qu'au business et avec qui je m'engueule tout le temps. 


7ème art, je te quitte, car tu m'étouffes : YouTube, Home, Sweet Home ! 

Un retour aux sources était nécessaire. J'ai besoin de jongler avec mes diverses passions à savoir, le dessin, la vidéo, la photographie, l'impression sur papier... et bien sûr, le journalisme. J'ai renoncé à Sciences Po pour le cinéma et pour cette école (je regrette parfois de l'avoir faite, plus pour le côté humain que pour l'apprentissage). 

J'aime collectionner ces vidéos, ces photos et donc grandir avec une communauté. Je trouve qu'il n'y a pas assez de partages sur cette planète. Plus on avance dans le temps, plus on a une avancée technologique conséquente, mais les humains sont plongés dans une sorte d'individualisme collectif. Alors, autant partager un bout de notre existence sur le web, aider les autres et égayer la vie de certains à travers ces petits écrans OLED. 

Le cinéma ne m'apporte plus grand chose et je ne m'épanouis plus. Du moins, je préfère produire mes propres films, hors cadre, CNC, aides d'État, de régions... Je ne veux pas finir comme certaines de mes connaissances qui disent : 

" Je fais un film dans les règles, parce que je veux faire partie de cette industrie"

Tu attends, toujours et encore pour avoir de la reconnaissance. La reconnaissance, tu la cherches, ok. Mais tu passes ton temps à l'attendre. Alors, je dirais : 

"Cinéma, je n'ai pas envie de t'aimer mal"

Je veux faire des vidéos et immortaliser, je crois que je ne le répèterai jamais assez dans cet article. C'est aussi pour m'auto-convaincre que je vaux quelque chose dans le monde de l'audiovisuel et que je peux créer sans trop de moyens. Du moment qu'il y a de l'éclate, du partage et au fond, dans tout ça, dans toute cette démarche, c'est de vivre avec mes amis et profiter de ces instants précieux. 

Le cinéma a créé de manière inconsciente, une barrière entre moi et la vie. D'un côté, il y avait cet univers de fiction où je voulais sniffer le plus de paillettes possible et d'un autre, une réalité qui était plus que sombre et qui ne me disait trop rien. Et, YouTube est revenu vers moi comme une évidence, non seulement parce que j'avais un background avec lui mais que ce serait une plateforme qui allait m'enrichir et où je n'aurais aucun problème de diffusion. À l'inverse du cinéma, où il faut passer par tant d'étapes avant que ton film autoproduit soit diffusé en salles !  


I'm BACK ! 

Pendant 4 ans, j'ai réfléchi si j'allais me relancer ou pas sur cette plateforme. C'est marrant, puisque j'ai grandi avec des influenceurs comme EnjoyPhoenix et toute cette bande. On a commencé les vidéos ensemble mais j'ai tout arrêté pour les études. Je me demande parfois ce que je deviendrais si j'avais continué dans cette voie. Peut-être serais-je une vlogueuse connue ? Je ne sais pas. Mais l'envie de vivre une autre chose et d'emprunter un autre chemin à la Mr Nobody, est tentant et intriguant. 

On fait avec ce qu'on a et ce qu'on a vécu. Le plus important est de ne pas trainer son passé comme un boulet de peine et d'angoisses. Il faut tout simplement vivre les choses et parfois risquer, tenter et se bouger

En tout cas, j'ai bien hâte de vous filmer des vlogs, des face-caméra, de me livrer davantage et de faire des blagues potaches (je voulais devenir aussi humoriste fut un temps, sûrement parce que la vie est une blague à elle toute seule). Si je fais ceci, c'est non seulement pour m'accepter mais également pour apprendre à m'aimer correctement et balayer définitivement ce syndrome de l'Imposteur

Je n'ai jamais osé parce que : 

🍓- J'avais peur qu'on se foute de moi 
🍓- Qu'on pense que n'ai pas réussi dans le cinéma et que je me reconvertis en tant que vidéaste sur YouTube (parce que je faisais de la merde cinématographique)
🍓- Mes propos soient déformés
🍓- Mes sujets ne soient pas intéressants
🍓- Mon "audience" ne serait pas au rendez-vous
🍓- Mes bourreaux du lycée et du collège reviennent au galop pour me troller

Et ainsi de suite. 

Mais au final, en pensant à tout ça, tu ne fais rien. Parce que tu as peur, tout simplement. La peur, c'est un très mauvais moteur. Si tu as envie de faire de la vidéo et de t'afficher, que grand bien te fasse ! Ça dérange sûrement les gens, parce qu'ils n'osent pas justement. De toute façon, le ridicule ne tue pas. Quand on voit tous les humoristes à succès ou les YouTubeurs qui ont réussi, tu te dis, qu'au final, tu ne perds rien à te (re)lancer

Donc

Voici la première vidéo, et on se donne rendez-vous sur YouTube pour le premier épisode qui sera posté dans le mois. À plus dans l'bus ! 

🎥

Commentaires

  1. J'adore ton univers, et cette vidéo m'a permis de le découvrir encore un peu plus. Je suis vraiment impatiente de regarder chacune de tes vidéos YouTube.

    Tu as tout mon soutien. Je te souhaite de beaucoup t'amuser dans ce nouveau projet ! Tu es courageuse d'avoir pris cette décision-là.

    Des bisous
    Douces effrontées
    https://douceseffrontees.blogspot.com/

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    Réponses
    1. Hello ! :) Merci beaucoup pour ton message. J'espère que tu vas aimer le contenu que je vais proposer ! en tout cas, tes encouragements me font plaisir ! ☀️Merci encore.

      xoxo
      A.

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