Anha S.L

With pretty stories for which there's little good evidence Sea of Tranquility tendrils of gossamer clouds decipherment courage of our questions.

@eikomania.me

Storytime : Entre rendez-vous manqués et vie parallèle, on s'est loupés pendant 8 ans. Peut-on enfin commencer à écrire un nouveau chapitre ?

@eikomania.me x Anha S.L 
 
🌙

J'avais envie de développer une petite section qui s'appellera "stories". Elle comportera des aventures qui se suivent dans le temps. Je crois que j'ai besoin de raconter des histoires qui me touchent et celles que je suis en train de vivre. D'ailleurs, je parle beaucoup – et à coeur ouvert – de sentiments, d'émotions, d'émois amoureux à travers mes articles, mais c'est parce que je me pose également beaucoup de questions sur cette machine qui est l'Amour. 

Surtout dans une génération 2.0 où tout est robotisé, spontané, un peu trop vif et où le romantisme n'est plus à la mode. Des rendez-vous manqués, j'en ai eu plein. Même un peu trop. Que ce soit professionnellement, amicalement mais surtout amoureusement. Toute ma vie, je me suis concentrée sur des garçons qui n'en valaient pas la peine. 

Récemment, je me suis posée la question :

"Est-ce que je suis capricieuse ? Ou bien les bad-boys écorchés vifs m'attirent davantage ?"

C'est fort probable qu'avant, il y a deux ans de cela, je préférais largement des gens un peu perdus, torturés par la vie et/ou qui était des motards avec des blousons de cuir, un peu durs à cuire, qui chevauchaient leur bécane et qui n'hésitaient pas à se battre avec des chaînes en métal. 

Je caricature évidemment, mais c'est pourtant vrai. Quand je n'avais pas ce que je voulais, je me sentais frustrée. Frustrée de ne pas y arriver car en tant qu'ambitieuse, j'aimais tout réussir ⚡️. Et pourtant, avec énormément de recul, je me rends compte que je suis passée à côté de belles histoires et que je me suis privée de pas mal de choses. 

Je disais que le cinéma avait détruit ma vie mais moi-même, j'étais auto-destructrice. Je me focalisais plus sur le paraître que sur l'humain. Étant auto-centrée naviguant dans un égotrip à la con, je voulais plaire. Sûrement à cause de ma carence de non-popularité lorsque j'étais au lycée. En école supérieure, ça a été l'explosion, le boom. Et je n'ai pas su gérer ça. Je ne dis pas que j'avais la "Fame" mais je plaisais. Et pourtant, au lieu de m'ouvrir aux autres, je me refermais sur moi-même. 

Aujourd'hui encore plus, lorsque j'ai renoué des liens avec un garçon de mon ancienne école. (Si tu lis cet article, tu te reconnaitras car c'est toi qui m'as inspiré cette section). On ne s'était jamais parlé en live. Et dans mon souvenir le plus lointain, il m'a semblé l'avoir croisé chez un ami en commun qui lui aussi était compositeur de musique. Ce dernier avait sa bande de potes mais je n'y ai jamais forcément prêté attention. 

Seulement, quand je relis les messages sur Messenger, je lui ai foutu des vents monumentaux alors que ce garçon voulait juste faire ma connaissance et même, m'avait invitée à boire un verre à la sortie des cours. Je lui ai clairement dit "non". Parce que j'étais à fond sur quelqu'un d'autre – un idiot fini, possessif et jaloux – et que je ne savais pas qu'il était. C'était relativement dingue ! 

Mais les années ont passé ; lui a quitté l'école, car étant en dernière année, il était temps qu'il débute sa carrière. Quant à moi, j'ai continué mon cursus de réalisatrice. Jusque là, tout va bien. Seulement, enivrée par ce parisianisme déconcertant et mes premiers amours, je l'ai oublié. (Désolée...) Mais lui, jamais. Il me l'a avoué, en plus. 

De mon côté, j'ai enchaîné les relations foireuses, accumuler les déceptions et verser une tonne de larmes au goût de sel. Même l'océan n'en aurait pas voulu tellement qu'elles étaient amères et salées. Enfin bon... Après mes aventures tumultueuses, j'ai pris deux ans pour réfléchir et faire le deuil de mon passé. 

Début 2021, j'ai décidé de réapprendre à aimer les gens et à vraiment leur dire ce que j'ai enfoui au fond de moi, histoire que cela n'envenime pas les relations. Et puis, j'ai trié sur le volet mes amis, mes connaissances tant amicales que professionnelles. J'ai quasiment balayé tous les "amis" du lycée et mis sur la banqueroute mes relations toxiques que je chérissais tant. Et surtout, j'ai pris le temps de recontacter les gens pour leur souhaiter une belle année. C'est là, où je me suis dit que j'allais envoyer un message à ce fameux garçon. 

Un simple message peut faire basculer les choses et c'est ce qu'il s'est passé. Depuis, on n'arrête pas de s'envoyer des textos, d'échanger, d'apprendre à se connaître... Je le découvre en même temps que j'explore une partie de moi, plus franche, plus douce, plus tendre et moins guidée par cette tristesse et cette rancoeur qui m'animaient. 

La situation actuelle est compliquée pour débuter des relations amoureuses. Lui vit dans la Capitale où se dort la Dame de Fer tandis que moi, je suis piégée dans ma Province. Nous sommes tous plus ou moins contraints à attendre. Sauf que lorsque tu réalises que tu as déjà perdu 8 ans et que le temps nous met à rude épreuve, on se dit que la vie ne tient qu'à un fil et cette dernière peut être assez cruelle. 

Lui est patient, c'est un inscrit dans son signe. Moi pas car je suis hyper active et enclin à péter les plombs si on me prive de ma liberté. Les lettres épistolaires ultra technologiques font en sorte d'imaginer ce qui nous attend. Mais la peur d'être déçue ou de ne plus savoir comment se zapper pour un vrai premier rencard, c'est compliqué. 

Entre messages tendres, parfois tendancieux où la température a tendance à monter et impatience, je pense que l'on peut affirmer qu'on mérite de vivre cette histoire. Je me suis toujours fixée un genre de mecs alors que je n'en ai pas. Je me suis toujours mis des limites à aimer les gens et je me suis plantée. 

Dans mon cerveau, c'était Bagdad et pourtant dans mon coeur, il y avait un trop plein d'émotions à extérioriser. On s'est échangé quelques messages sur l'avenir et il m'a posé la question : 

💌 PS : Désolée de publier ça, mais tes messages étaient trop beaux.

🌙

Nos messages nous forcent à imaginer cette tendresse charnelle. Je pense qu'à la fin de cette période (s'il y en a une), nous serons tous les deux un peu maladroits voire perdus dans le néant des sentiments et de l'affect. Lui me connaît, me suit sur les réseaux et m'a toujours envoyé des messages (auxquels je répondais furtivement). Il s'intéressait à mon travail... quant à moi, je l'ai salement ghosté et ignoré. #BadKarma. Mais, patient, il a attendu et je le vois sous un jour nouveau, sûrement grâce à mes bonnes résolutions et au travail intérieur que j'ai pu faire. 

Ce rendez-vous me fait flipper car : 

💔Je ne sais plus draguer en live. 
🥀Être en présence d'un mec que j'ai du voir 2-3 fois à tout casser me laisse de marbre. 
🥲J'ai peur d'être déçue encore une fois car je détesterais quand ça foire. 
😱Qu'il me trouve mieux en photo qu'en vrai. 
😨Ne plus savoir embrasser. 
😐Être gênée au moment de passer à la vitesse supérieure.
👎Être complexée d'être nue alors que je ne l'ai jamais forcément été. 

Et ainsi de suite. 

Je ne sais pas du tout à quoi m'attendre, si j'ai la force de patienter pour enfin commencer un nouveau chapitre ou alors de sortir de ce jeu épistolaire ? 

De toute façon, j'ai l'impression qu'après ces deux années de guérison interne et qu'avec ce confinement, je n'ai plus peur. Peur d'aimer, de tenter, d'oser et du regard des autres. Mais surtout avec lui, et ce sentiment de pseudo-sécurité est aussi intriguant qu'étrange. On vit pour soi et non pour autrui. 2021, cette année, j'ai envie de tenter et d'y aller. C'est peut-être le destin aujourd'hui qui nous rassemble après 8 ans de chassés-croisés. Affaire à suivre...


To Be Continued...
💋💋💋

Commentaires

  1. Moi je pense que tu dois foncer !!
    La peur, la petite anxiété, c'est bien aussi parce que c'est ce qui permet de survivre. Je veux dire, dans un autre genre, Mike Horn a dit que le jour où il n'aurait plus peur, il ne partirait plus à l'aventure, parce que la peur c'est ce qui maintient en vie :)
    Et puis on se peut pas se défaire de ses conditionnements du jour au lendemain !
    Et puis aussi le fait que tu ais toutes ces peurs est plutôt bon signe : ça veut dire que tu attends quelque chose. Si tu prenais ça par-dessus la jambe, t'en aurais rien à battre, et donc pas peur ! :P

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    1. Ahah merci beaucoup pour ton message. Foncer tête baissée, je connais, ça ne m'a jamais réussi surtout dans ce domaine un peu houleux, aha ! Je vais prendre le temps. De toute façon, je suis une grande adepte du slowdating du coup, y'a rien qui ne presse pour le moment aha.

      J'ai tendance à prendre très à coeur toutes mes expériences, du coup, j'ai peur d'être déçue :)

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    2. C'est normal d'avoir peur d'être déçue ! Mais le truc c'est d'écouter ton instinct ! Du coup si ton instinct te dit d'aller lentement, va lentement ; mais si c'est la peur qui te dit d'aller lentement... remets en question, même si c'est pour finalement aller lentement par instinct !

      Et je repensais à ce que tu disais sur les 8 années perdues. Je ne pense qu'elles ne sont pas perdues. Si à l'époque tu avais parlé à ce garçon, que vous étiez sortis ensemble alors que tu n'étais pas prête, ça aurait fini par péter et du coup vous ne vous seriez peut-être plus parlé de toute votre vie. Là, si vous voulez, vous avez toute votre vie ! Donc vois ces 8 années comme un investissement, ou une piste de lancement d'un avion, et pas comme du temps perdu :)

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