Anha

With pretty stories for which there's little good evidence Sea of Tranquility tendrils of gossamer clouds decipherment courage of our questions.

@eikomania.me

Rêve cinématographique et prédiction d'un avenir proche.

@eikomania.me x Anha S.L


Le soleil brillera toujours. ☀️

C'est ce que je retiens de ce rêve perturbant. Le soleil finit toujours par briller dans nos vies que ce soit dans la fiction ou dans la réalité. L'imaginaire nous permet de nous évader et de construire la vie que l'on souhaite mener. Les rêves sont beaucoup plus réalistes. Quand on ferme les yeux et que notre cerveau se met sur pause, des images d'un long-métrage se faufilent dans nos pensées. On rêve de notre dure réalité, de nos angoisses et de nos désirs refoulés

Nous ne sommes pas plongés dans nos pensées comme lorsque nous sommes éveillés. Au contraire, on se laisse guider par la magie des souvenirs qui se mélangent au présent. Pour moi, il y a toujours eu une formule magique : 

PASSÉ + PRÉSENT = FUTUR

Parce que notre passé nous conduit à ce présent qui est le résultat de notre travail. Encouragé par le destin, notre présent est parfois beau, d'autres fois insupportable et qui nous maltraite quotidiennement. Comment faire pour sortir de cet engrenage là ? Comment faire pour oublier et vivre sa meilleure vie ? 

Parfois les rêves peuvent anticiper l'avenir. Dans ces pensées un peu futuristes, il y a souvent les névroses et les craintes qui ressurgissent. Quand on a peur, on anticipe. C'est humain et totalement normal. Ce n'est pas surréaliste. Tout ceci se résume parce que l'on a une angoisse profonde et qu'à force d'y croire, on va réaliser ce rêve à la lettre parce qu'inconsciemment, on l'a vu se produire la nuit dernière. Alors qu'au contraire, on pourrait contrer cette malédiction et souffler un peu. 

C'est ce qu'il s'est passé avec ce rêve fait une semaine plus tôt que le rêve numéro #1. À l'époque, l'amour était source de tourment et d'inquiétude. J'avais une sorte de mal-être ou un manque d'affection et de reconnaissance. Allez savoir... Au cinéma, je pense que si on fait autant de films sur l'amour, c'est parce que les humains cherchent avant toute chose cette sensation de lévitation et de bonheur ultime. 

Rêve #2 : There's a boy, I know. He's the one I dream of... (05/06/2018) ⚡️

NDLR : *je retranscris mot par mot ce que j'ai écrit dans ce carnet il y a des années de cela.

Plongée dans l'obscurité devant un énorme écran de cinéma, je regardais les cartoons de mon enfance jusqu'à ce que je m'aperçoive que d'autres inconnus regardaient cet écran. J'ai rejoint une femme de cinquante ans qui avait apparemment gardé son âme d'enfance. Au rang du haut, l'avant-dernier pour être précise, mon ex-copain, ce pervers narcissique, m'avait rejoint lorsqu'un nouveau film se lança sur cet écran géant de cinéma. 

En plein milieu du film, un homme de la NASA est arrivé et a dit qu'il y aura une formation pour travailler dans ce domaine. À cet instant, mon ex-copain veut de l'amour charnel en plein milieu du film, je crois que la masturbation était vraiment son truc. Je me souviens que je refuse. Il part, l'air contrarié. Son regard fût humiliant. Juste sa présence à côté de moi me fait frissonner de douleur, de honte et de gêne. 

Mes larmes furent noyées parmi les douces couleurs du film qui éclairaient les visages des rêveurs assis sur les fauteuils couleur bleu-nuit de cette salle immense et à la fois si vide. C'était comme si les âmes se décollaient des corps des humains. 

Fin du film dans la salle. 
*Ma vision se brouille.*

Manifestement, dans ce rêve, je semble avoir un problème de soutien-gorge. Malgré ma maigre poitrine, il était trop petit et j'ai l'impression d'avoir la poitrine quasi-nue. 

* BLACKOUT *

Dévastée par l'emprise de ce copain malsain, je déambulais dans cette ville (je pense que je suis sortie cinéma) et je longeais péniblement les rues pavées. Seuls les lampadaires éclairaient mon visage meurtri. Deux filles passent en bagnole : Des meufs du lycée ( Floriane et Édith*) me rient au nez et m'humilient verbalement. (Bon okay, j'avais une horrible tenue).

NDLR : Ces filles m'ont un peu persécutée en année de première. Je les sentais hostiles à mon égard et généralement dans un groupe de filles, il y a en a toujours une qui est sur la banqueroute. 

Apparemment, on avait rendez-vous chez notre prof de français de première quand nous étions au lycée. Elles continuaient de rire et m'ont laissée en plan. 

J'arrive dans ce lieu si chaleureux, recouvert de livres, de CV, de vinyles... Une odeur de bois m'attirait. Cet endroit me paraissait familier : Le sosie d'Orlando Bloom si charismatique – le fameux prof de français en question – m'avait donné le goût pour la poésie et l'amour des mots. Ce dernier buvait son chocolat chaud en se dirigeant vers cette porte fenêtre à travers laquelle je le regardais. J'avais l'air d'une clodo affamée qui rêvait d'avoir une famille et d'une vie normale. 

LE LENDEMAIN.

Je me trouvais en Ile-de-France ou ailleurs. J'étais assise à une table avec un homme magnifique qui respirait la joie de vivre et l'honnêteté. Je voyais enfin la route ; une liberté s'offrait à moi. 

Ce gars qui avait une vingtaine d'années de plus que moi sentait le café. Il m'a dit sincèrement avec ses yeux bleus : 

" Toi, tu as des sentiments pour moi, non ?"

J'ai répondu : 

" Tu sais, j'arrive à combler l'amour par le travail."

J'ai ajouté : 

"Et puis... des sentiments ?"

Il m'a regardée surprise et j'ai rit. Avec lui, tout était léger. Je me sentais libre et pour la première fois de ma vie, j'étais apaisée. 

Immédiatement, j'ai fouillé dans mon passé puis j'ai trié mes interros de lycée, d'école notées de 0 à 20 et corrigées au stylo rouge. J'ai tout mis dans mon sac en cuir. L'Homme aux cheveux silver fouillait avec curiosité. Je sentais qu'il voulais comprendre d'où je venais. Il a sorti par hasard la critique que j'avais faite sur le film "Mommy".

* Grâce à ce film, ça m'a permis de découvrir le cinéma Canadien et de croire que tout était possible.

Fronçant les sourcils, il a feuilleté ma critique composée de screenshots collés à la colle UHU sur une copie double à carreaux provenant de mes années lycée.

D'un coup, il s'est arrêté et m'a montré du doigt le screenshot de l'actrice québécoise, Anne Dorval et de l'acteur, Antoine-Olivier Pilon, qui marchaient dans la rue en direction de leur Nouvelle Vie. Il a constaté, amusé : 

"C'est ma scène préférée."

J'ai esquissé un léger sourire. 

Ce dernier m'a prise par la main, s'est arrêté et a gribouillé au crayon de couleur noir un coin (ou la marge) de ma critique de film. Il a inscrit quelque chose à l'encre invisible, qui d'ailleurs, n'était lisible uniquement qu'au soleil. 

Tout ce que j'ai vu c'était les lettres :

ILY


Fin du rêve.

🍓

L'interprétation de ces angoisses :

Ayant une vie semée d'embuches depuis 24 ans, mes rêves reflètent mes angoisses et mes blessures. Pendant le lycée, qui pour moi m'a démontré que les adultes pouvaient être aussi idiots que des gosses, j'ai été victime de brimades de la part d'amies. Juste parce que tu es différent.e, tu te fais lynché.e. C'est comme ça et pas autrement. Je pense que je n'étais pas adaptée au système scolaire et encore moins aux moeurs ou aux valeurs qui y sont inculquées. L'école est une chance si ce n'était que pour l'apprentissage, mais j'ai pu observer que les adultes, en l'occurence les profs, ne pensaient qu'à leur statut de supérieur hiérarchique et à dominer les doux rêveurs ou les outsiders. Sauf que sur mon chemin, j'ai pu en rencontrer des fantastiques personnes comme ce prof de français, qui a première vue était indifférent et froid, mais au final, je sais que c'est quelqu'un de bien qui aime autant les mots que moi. 

Ce que j'en conclus, c'est que malgré tout, qu'importe les blessures qui saignent encore et qui parfois, nous rattrapent, il y a toujours un rayon de soleil qui mangera nos larmes, même les plus salées. À partir du moment où l'on y croit, on finit toujours par être heureux et ce, tôt ou tard dans notre vie.

On peut interpréter dans ce rêve que la nuit correspond à cette partie sombre qui hante encore mon présent. Or, la dernière scène qui se passe sur une terrasse parisienne (?) montre que l'on peut rectifier le tir et que rien n'est impossible. On peut tout corriger si on s'en donne les moyens et si on continue de se battre pour pouvoir tuer définitivement ces démons de minuit. Même si la réalité est différente, notre cerveau nous rassure et nous prouve que l'on peut y arriver, qu'importe les chaines qui sont à nos chevilles et qui veulent nous entrainer au fond de l'océan ébène.

La route est longue et malgré les nombreux virages où notre destin peut effectuer un virage à 360 degrés (ou 180 degrés pour les plus chanceux), nous sommes les acteurs de notre vie et on peut en décider autrement à savoir : 

Foncer droit dans le mur à pleine vitesse au risque de dégringoler de la montagne ? 

Ou manoeuvrer afin d'éviter ce virage sinueux ? 



À suivre...  🔜

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