Anha

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L'amour alcoolisé : une ivresse infinie.

@eikomania.me x Anha S.L 


Okay, mais alors juste un verre !

Qui n'a jamais prononcé cette phrase et qui s'est finalement retrouvé en PLS en train de vomir ses tripes sur le tapis d'un inconnu ? Qui prétend de ne jamais avoir eu un black-out suite à ce fameux drink entre potes ? L'alcool nous enivre, nous donne l'impression d'avoir des super pouvoirs, nous désinhibent jusqu'à ce qu'on se retrouve à embrasser des inconnus ou à ouvrir notre coeur, de façon ultra explicite, à notre crush. Même si l'on se sent tout puissant, ce n'est qu'un temps, parce que le lendemain, on se retrouve généralement avec une gueule de bois, les guenilles déchirées de Cendrillon sur le dos et à devoir faire la marche de la honte pour rentrer à la maison. Et c'est pourquoi, il y a quelques années, j'ai décidé d'arrêter l'alcool à cause d'un lot de mauvaises expériences. 


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Le début de l'enivrement. 

J'ai commencé à boire un ou deux verres lorsque j'étais en terminale. Et pourtant, je m'étais jurée de ne jamais boire une seule goutte car ayant une maternelle qui est un peu accro à la bouteille, je ne voulais pas finir dans ce piteux état. Et pourtant, qui dit années lycée, dit années de débauche. Je voulais me tester, c'est idiot mais c'est comme ça. De plus, j'ai commencé à sortir pendant cette fameuse années du baccalauréat, ce sésame qui aujourd'hui malheureusement n'a presque plus aucune valeur, alors que je devais me concentrer sur mon avenir artistique. À la fin de l'année avec certains camarades de classe, on faisait des soirées chez les uns et chez les autres. On se sentait libres et j'avais un malin plaisir à faire des blagues et à faire rire les gens. Ma personnalité un peu introvertie s'est déployée et souvent avec les breuvages alcoolisés, on a tendance être nous-mêmes à cent pour cent. Je sais que la majorité des gens qui buvaient avait l'alcool joyeux et non l'alcool triste ou méchant. Ces effets néfastes sur le comportement, je les ai connu. Des proches l'avaient et partaient en vrille. Quand on boit, il faut se mettre des limites avant que tout ne dérape ou que cela devienne une habitude. 

Au début, je détestais son goût et son odeur forte qui venaient embaumer mes narines jusqu'au surlendemain. Cependant, tout comme la cigarette, même si on n'apprécie pas sa saveur dès la première fois, on apprend à l'aimer jusqu'à ce que cela devienne une addiction. 

D'ailleurs, je n'ai jamais été spécialement addict à cette boisson forte, mais j'aimais bien me mettre la tête à l'envers avec des amis et parfois quand il restait la moitié d'une bouteille de vin, je la finissais pour oublier le stress des tournages. Avec du recul, j'aurais peut-être du me restreindre et éviter les grosses soirées de beuveries qui auraient pu très mal finir. Mais les voyages, bons comme mauvais, forment la jeunesse. 


@eikomania.me x Anha S.L.

Mes mésaventures ivres : un black-out amoureux. 

J'en ai entendu des histoires concernant l'amour ivre. Entre les soirées qui tournent mal où l'on se déshabille sans aucune gêne, les premières fois dont on ne se souvient plus, les photos compromettantes postées sur le spotted du lycée... Combien d'anecdotes j'ai pu entendre lorsque j'étais au lycée et comment l'alcool peut avoir un effet "boomerang" sur la vie d'autrui. J'ai vu des larmes, de la honte dans les regards et des amitiés ainsi que des réputations voler en éclats. 

Moi-même, j'ai vécu quelque chose dans le genre mais à l'inverse, je me souviens de tout. Des mecs un peu "touchy" et collants en boite de nuit, des amis qui ont laissé tomber leur masque et des mots blessants lourds comme le plomb. Je n'ai pas été dans l'extrême, mais j'aurais pu basculer comme toutes ces personnes qui se sont laissées guider par les méfaits de cet alcool qui les a allègrement pris par la main. 

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Étant de nature nostalgique, je plongeais dans l'alcool pour oublier mes déboires amoureux. Alors je sortais, buvais et flirtais avec des garçons mais ça s'arrêtait là, juste aux baisers. Plus loin, je n'y suis pas arrivée ou du moins la fois où j'ai essayé, mon corps s'est bloqué. Parce que je suis une grande romantique et pour ce genre d'acte amoureux et sensuel, j'ai besoin de sentiments (et pas de centimètres à l'intérieur de moi). De ce fait, je me suis dit qu'il valait mieux rester soi-même et arrêter toute boisson aux pouvoirs un peu trop extrêmes. 

En plus de ça, j'ai quasiment passé 5-6 ans à boire lors des cocktails, des soirées networking, des avants-premières de films et surtout pendant la période où j'étais en festival. Tu rencontres du monde professionnel, revois des connaissances ainsi que des amis – même si j'avoue que dans cette industrie, tu en as peu – tu bois un verre puis deux et tu arrives à 100 euros de gin-tonic. Mais maintenant, tout ceci est terminé


@eikomania.me x Anha S.L

L'after : Le sevrage de l'euphorie. 

Même si l'alcool te rend cool sur le moment et que c'est génial de devenir adulte parce que tu as goûté une liqueur forte différente de celle que tu trouves dans les chocolats cherry de Noël, ce truc est un piège qui peut causer la perte de n'importe qui. Nous sommes dans l'excès, dans une certaine euphorie et nous croyons que tout est possible. La montée d'adrénaline ainsi que les désirs qui se décuplent sont assez ravageurs. 

Il n'y a rien de mieux que de perdre contrôle le temps d'une soirée et de croire que l'on est invisible, que l'avenir nous appartient, que l'on plait aux autres, qu'ils nous aiment et que nos rêves les plus fous sont à notre portée. Mais tout est faux.

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Dès que les yeux se ferment, c'est le clap de fin. Dès que la lumière du soleil viendra se poser sur les paupières engourdies des jeunes fêtards, la réalité reprendra le dessus. Tout ce qui a été négatif sera imprégné sur ce polaroïd que vous pourrez épingler sur votre mur résumant votre vie nocturne. Loin d'être moralisatrice, je comprends cette fougue et cet engouement pour ces boissons alcoolisées, cependant, il est vraiment important de connaitre ses limites et de savoir dire "non" même si les autres vous encouragent à enchainer les jeux d'alcool. Au delà de ça, je sais que de plonger dans la spirale de l'enivrement révèle un mal-être ou un problème (voire plusieurs) à régler. Parlez-en à un ami de confiance et à défaut de vomir vos tripes, vous pouvez vider votre sac et ça, c'est euphorique à quel point on se sent bien après l'avoir fait. 

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