Anha

With pretty stories for which there's little good evidence Sea of Tranquility tendrils of gossamer clouds decipherment courage of our questions.

@eikomania.me

Toronto : O Canada !


Parler une langue, c'est adopter 
un monde, une culture.


Holà ! Je reviens en force avec un petit post "évasion" car plus le temps passe et plus le Canada (et l'Amérique du Nord dans sa globalité) me manque vraiment. J'y ai passé des moments exceptionnels, des rencontres fantastiques et surtout, j'avais la sensation d'être enfin acceptée à ma juste valeur. Quand on voyage et vit dans un endroit qui nous est totalement étranger, on est des gentils anonymes et on peut facilement refaire sa vie sans que nos démons nous accompagnent dans notre way-of-life

J'avais en effet entendu parler de Toronto et pour tout vous avouer, je n'ai pas été super convaincue par cette ville. Mais avec le boulot, je devais m'y rendre pour le TIFF, le festival international cinématographique de Toronto qui se déroule début septembre. Je sortais de tournage et j'étais vraiment rincée. Je voulais repartir le plus vite possible et on m'a proposée cette opportunité : voir des films, rencontrer des professionnels et voyager. Bon, pourquoi pas. Cela ne peut pas être pire qu'en France de toute façon. Donc, j'embarque à bord de Air Transat, une compagnie aérienne low-cost québécoise, que j'ai adoré. Une fois que je suis arrivée à l'aéroport Pearson, je me rends à mon Air'b'n. Et franchement, c'était ultra chouette. Je me serais cru dans les tours du 13ème arrondissement de Paris. Ça m'a rappelée pas mal de bons comme de mauvais souvenirs. Mais l'avantage, c'est qu'il y avait au dernier étage, la piscine et, depuis le toit, une vue magnifique qui surplombait la ville. Franchement, on se serait cru à l'hôtel et c'est la première fois où j'ai pu faire une coupure mentale avec le monde extérieur et réel (peut-être...).

J'avoue que je n'ai pas pu visiter grand-chose car je passais le plus clair de mon temps au festival. Entre les petits-dej' rencontres avec les partenaires, les dates avec tes amis canadiens, les films que tu dois visualiser en avant-première, je crois que je n'ai jamais fait un aussi grand rallye de films. Tous les jours, je me promenais vers King Street West et mon quartier situé près de la station SummerHill, un peu plus au nord de Toronto. Je n'ai même pas eu le temps, ou peut-être le courage tellement que j'étais exténuée, d'aller aux chutes du Niagara. Et c'est vraiment dommage ! Le décalage horaire a été terrible pour moi. Je me réveillais à 6h du matin alors que je n'avais dormi que 3 heures. Tu te doutes que le corps n'a pas suivi et parfois, je m'endormais dans les salles de cinéma.

Si tu vas un jour au TIFF ou à Toronto au mois de septembre, je peux te donner quelques tips. Déjà, je pense que 15 jours suffisent pour faire le tour de la ville et ses alentours. Je trouve que l'on ennuie un peu par rapport à Montréal. Les gens sont vraiment américanisés (bon okay, ils ne parlent qu'en anglais mais leurs attitudes sont semblables.) - Par exemple, on te salue mais après, ils te posent la question de combien est-ce que tu gagnes etc. Je trouve ça un peu gênant d'être catalogué juste par des chiffres et non par tes réelles valeurs, ta personnalité. Les relations sont un brin superficielles je trouve, mais bon, je pense que l'on n'est pas à l'abri de ce genre de relations n'importe où dans le monde. Pour aller au TIFF, tu dois te rendre à la station St. Andrew et tu longeras la King Street. Tu pourras chercher des tickets au TIFF Bell Lightbox et longer toute la rue remplie d'animations, d'odeurs de nourriture en tout genre et de rencontres. Il y a le Scotiabank Theater de Toronto qui propose la projection des films mais qui est davantage réservé aux professionnels de l'industrie et de la presse. On doit sortir nos pass pour rentrer comme si on était dans une boite de nuit classée confidentielle. Il y a des soirées qui sont proposées : j'ai été avec l'une de mes rencontres au Karaoké Fantasia où toutes les chansons typiques et classiques d'Amérique du Nord étaient de la partie. Ça chantonnait fort Girls, Just Wanna Have Fun et Hotel California.

En gros, prévois d'y aller aux alentours de cette période, les billets d'avion ne sont pas très chers et plutôt abordables. Mais aussi, il faut que tu aies un peu de cash car si tu veux juste aller boire un verre et laisser des tips, c'est préférable par rapport à la carte bleue. D'ailleurs, quand tu ne donnes pas ou très peu de pourboire, tu te fais taper sur les doigts. J'ai vraiment apprécié cette période-là, mais pas autant que Montréal. Toronto est une ville qui se veut aussi cool que New-York et est vraiment très chère. Les prix des logements sont exorbitants et je trouve que la nourriture aussi est assez onéreuse. Pendant 3 semaines, je n'ai quasiment jamais fait les courses. J'ai préféré manger sur le pouce car j'avais la flemme de me faire un sandwich chaque jour. Par contre, j'ai mangé énormément de crèmes glacées dans des gigantesques pots et ça, pour le coup, ce n'est pas cher. Pour conclure sur ces belles paroles, je donnerais un 6/10 à Toronto. Ce n'est pas la meilleure expérience de ma vie, ni même mon meilleur voyage en Amérique du Nord, mais j'y ai passé un agréable séjour et j'ai même gardé contact avec des français rencontrés là-bas.

Photographies par Anha S.L.


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