Los Angeles : California Dreaming



Welcome to the Hotel California ! 


Eh oui, je me suis enfin décidée à vous partager mes photos californiennes et mon expérience sur la côte ouest des États-Unis. Voyager me manque tellement et même si, la plupart du temps, je partais en dernière minute, cette adrénaline faisait partie il y a quelques temps, de mon quotidien. Mon rêve, c'était de partir vivre aux États-Unis. J'adorais la culture, les séries, les films, le way-of-life, le lycée... Ça peut paraître cliché mais j'ai toujours eu la sensation de pouvoir réussir ma vie là-bas, de vivre à 2000 à l'heure, de pouvoir créer librement sans être jugée, d'être moi-même et de recommencer à zéro. Et un jour, même si j'étais la plus flippée du monde, je suis partie et j'ai sauté le pas.



Rewind 2017 : I'm 20 ! 


Après une année 2016 vraiment sombre et un diplôme de cinéma en poche, j'ai vraiment voulu faire une sorte de "pause" dans ma vie pour pouvoir voyager et me recentrer sur mes envies. En effet, à Paris, je m'étais oubliée, surtout depuis mon agression près de chez moi et de mes autres mésaventures et relations toxiques. Après 3 ans passés dans la Capitale, à aller en cours, courir après le temps, les soirées, les nuits blanches, les disputes avec les uns, les autres, j'en ai eu vraiment marre de cette vie, de ce milieu qu'est l'industrie cinématographique. Une solution s'offrait à moi : Il fallait que je me barre. J'ai donc appelé mes contacts qui vivaient aux USA et une amie lointaine de Washington m'a répondu et m'a mise en contact avec l'une de ses amies qu'elle n'a d'ailleurs pas vu depuis plus de 10 ans et qui vivait à l'autre bout des États-Unis. Et tu sais quoi ? Cette inconnue, c'est devenue l'une de mes meilleures amies. On s'est appelé et on s'est dit qu'on se verrait, en France ou aux USA. Elle faisait elle aussi, partie du milieu du cinéma, si tu veux savoir, elle est actrice et a joué un rôle dans S.W.A.T. Si tu veux la "Googler", elle se nomme Sissi Kal. Je te donne son nom car cela sera plus simple pour la suite du récit. En bref, on a déjeuné ensemble à Paris et on s'est donné rendez-vous chez elle et son copain à Los Angeles. J'avais 20 ans, la peur au ventre de partir seule à 9000 kilomètres et de dormir sur le canapé de quasi-inconnus. Sissi m'avait proposé de venir car elle participait à un festival francophone cinématographique basé à L.A et presque chaque année, elle y est volontaire. Connaissant du monde au CoLcoA, elle pouvait m'inscrire dans son réseau d'amis. Pour moi, c'était une sorte d'opportunité immense pour pouvoir réfléchir à mon installation dans ce pays si convoité. J'avais soif d'apprendre, de découvrir les gens, la langue et la culture de la ville du cinéma.
J'avais l'impression d'être comme chez moi, de connaître déjà cet endroit où les palmiers se multiplient. La ville est tellement immense. J'ai trouvé ça incroyable de pouvoir me balader à Venice Beach, prendre la voiture, ouvrir en grand les fenêtres en écoutant à fond la musique, d'observer que les gens sont en short, en chemise hawaïenne ou en débardeur quasiment toute l'année. Là bas, c'est comme si on me tendait les bras et que l'on me disait : "Il faut que tu écrives ton nouveau scénario de long-métrage ou ton prochain bouquin. Personne ne va te juger et si tu échoues, ce n'est pas grave. Try again !". Effectivement, dans ce pays, si tu échoues, ce n'est pas grave. Tu as essayé et c'est une expérience à rajouter sur ton CV. La motivation et la créativité sont des moteurs de réussite et de survie. N'importe qui peut réaliser ses rêves du moment qu'il a une envie survitaminée. J'avais donc un toit près du West Hollywood et je me baladais souvent près des cafés pour pouvoir écrire. C'est étrange, mais je me sentais à ma place, comme une héroïne d'une série qui écrit dans un café, assise à une table en train de boire son bubble tea. J'étais passée de l'autre côté de l'écran et ce sentiment fût plaisant.  Sissi m'a fait visiter la ville et nous sommes allées chez ses amis qui organisent souvent des réunions de groupe pour travailler sur les pensées positives. C'était génial comme expérience. J'aurais aimé amener cela en France car le concept est super. Il n'y a aucun jugement, on dit à haute voix et en s'adressant au groupe, nos actions positives de la semaine, nos rêves, nos moyens pour nous accomplir en tant qu'humain... En plus, on fait des rencontres, on tisse des liens d'amitié qui perdurent, d'autres pas, c'est souvent comme ça aux États-Unis. On s'apprécie sur le moment, on échange nos numéros, on se fait un selfie que l'on poste sur les réseaux mais après, plus rien. D'ailleurs, ce qui m'étonne est que cette ville est peuplée d'artistes et d'acteurs "amateurs", professionnels qui travaillent en tant que serveurs dans des resto, bars... J'en ai croisé pas mal et nous avions discuté sur nos rêves difficiles à réaliser dans ce monde un peu fou. De plus, j'ai l'impression que Rêves se confond avec Survie et Galère. Dans cette ville assez onéreuse, les gens n'ont pas le temps. Il faut que tout aille vite. On fait un book, d'autres photos dans différents costumes, puis on les met sur les sites "réseaux" pour avoir un agent, passer un casting et attendre le callback. Puis on enchaîne encore et encore.









Du rêve so Lalaland à la Réalité


Le climat est doux. L'ambiance est cool, on se croirait en vacances toute l'année malgré ce rythme de vie intense. Mais si tu veux emménager ici, les loyers sont aussi chers qu'à Paris voire plus. Pour un 60 m2 composé de deux pièces, tu payes environ 1200 dollars. La vie est chère et il y a beaucoup d'inégalités. Mais ça, tu me diras que c'est le cas dans toutes les villes du monde. J'étais loin du compte. Les sans-abris dorment sur le boulevard aux étoiles et n'ont pas grand chose pour survivre. L'image était forte. Je me suis rendue compte que la vie était aussi difficile qu'ailleurs et qu'il fallait se battre pour ses rêves. C'est possible, mais c'est difficile. Il faut enchaîner les jobs, oser, faire des rencontres au bon moment et continuer de persévérer. Il y a des gens qui dorment dans leur voiture tellement que la vie est onéreuse. Ils continuent d'espérer, de travailler et de rêver. Ce n'est pas le scénario d'un film, mais bien la dure réalité. Lors de mon passage à USC, j'avais remarqué une sorte de solidarité entre les étudiants de cette université. Sissi avait joué dans un film étudiant qui était projeté lors d'une cérémonie de fin d'année. L'ambiance était folle, les gens étaient incroyablement excités. Ils applaudissaient et criaient de joie. On sentait l'amour pour le cinéma et les rituels. Avant mon départ pour rejoindre l'Hexagone, nous avons été diner dans un petit restaurant végétarien. J'ai pu discuter avec ces étudiants et les acteurs. Malgré mon accent anglais horrible, nous avons pu communiquer sur notre cinéphile et notre passion pour ce métier. Après un veggie burger et un Friendly "Hug" (un câlin  amical, oui, car là-bas, la bise n'existe pas et cela fait drôle aux Américains quand tu as le réflexe de les embrasser sur les deux joues), Sissi et moi sommes rentrées à l'appartement. Le lendemain, j'ai pu flâner encore quelques heures près de son quartier et j'ai pu faire les fameux "gifts" pour les amis. Rien qu'en en parlant et en couchant les mots sur cette page, je me sens revivre ces instants précieux. Ce fût le plus beau cadeau de mes 20 ans. Et dire que j'avais hésité pendant quelques mois, me disant que je partirais plus tard, dès que j'aurais économisé et réalisé mon rêve français. J'avais tort et je dirais qu'il faut vivre le moment présent et saisir les expériences que l'on nous propose. Enjoy !




Photographies par Anha S.L.
Fabriquées en 2017






Récap' des places to be :







2 commentaires

  1. Coucou Anha
    Merci pour ton récit. En effet, les USA sont un pays à la fois merveilleux et compliqué à comprendre. Je te souhaite de réaliser tes rêves !
    Des bisous
    Audrey
    https://pausecafeavecaudrey.fr

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  2. There's something really magical about LA :)

    -Ashley
    Le Stylo Rouge

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