Anha

With pretty stories for which there's little good evidence Sea of Tranquility tendrils of gossamer clouds decipherment courage of our questions.

@eikomania.me

Le Syndrome de l'Imposteur



Avez-vous déjà connu ce sentiment si particulier 
où vous vous excusez de créer et d'exister ?


Mais quelle invention ! Tu te demandes : "C'est quoi ce truc qui me pourrit la vie et qui m'empêche de vivre ma meilleure vie ?". Et bien, depuis quelques années, nous avons placé un groupe de mots sur ce phénomène. C'est le syndrome de l'Imposteur. Il s'est démocratisé et désormais on peut en parler librement à Google ou à notre psy, enfin pour ceux qui en ont une. Ce sentiment m'a pourri la vie et continue de le faire à certains moments critiques. Mais tu vaux mieux qu'un pauvre syndrome idiot inventé par le commun des mortels, non ? J'ai lutté contre ça, car je ne me sentais pas légitime de faire des projets cinématographiques hors cadre et d'investir plus que ce que je ne rapportais. Parce que oui, tu comprends, pour les proches, tu ne fais rien de tes journées à part trainer en pyjama en bouffant des fines lamelles de pommes de terre saupoudrées de sel en matant des films d'auteurs intellos à la con. Pour eux, faire un film, construire une entreprise, lire des milliers d'articles ou retoucher des photos, ce n'est pas un métier, ce n'est pas un passe-temps, ce n'est que de la glande. Et j'ai intériorisé ça. J'y ai cru. Vraiment ultra fort que je me mettais une pression de malade pour faire des projets "parfaits". Mais quand tu veux absolument faire du mieux que tu peux, tu te plantes, enfin non, je rectifie, tu ne fais rien. Parce que tu t'es imposé toi-même un baromètre de perfection et tu ne sors rien. Et surtout, tu donnes raison aux autres. Ceux qui te rabaissent, ceux qui te jalousent peut-être, les curieux qui te suivent et qui te critiquent. Tous ces proches autour de toi qui ne comprennent pas ce que tu fabriques et qui valorisent ces gens qui sont dans les clous, faisant une école de commerce payée par une famille "on fleek" que toi-même tu n'aurais pas pu te payer parce que tu avais tout dépensé pour tes projets.

J'ai des amis qui m'ont dit que je ne pouvais pas réussir et faire de films car je n'étais pas connue comme Steven Spielberg ou George Lucas, tu sais, le mec qui a crée Star Wars, cet OVNI cinématographique qui a été considéré comme un véritable navet dans ses débuts. Comme quoi, il vaut mieux se fier à ses propres convictions plutôt que d'écouter autrui. Mais là aussi, tu t'excuses de faire des projets. Encore. Tu t'excuses et te justifies d'être un.e entrepreneur.se en herbe qui veut s'en sortir dans la vie, créer du sens dans ce qu'il/elle fait et fabrique un véritable univers. Je reviens à cette histoire de film qui est valable pour toute autre situation. On me compare à des gens qui eux-mêmes ont été des inconnus avant d'être encré sur Hollywood Boulevard. Ils sont connus par la majorité des humains mais si on va plus loin dans la réflexion, je peux te demander : "Tu connais Alice Guy ?". Et bien, je t'assure qu'elle est hyper connue. C'est la femme qui a inventé la fiction au cinéma. Donc, il y a une échelle de fame, apparemment. Mais au delà du fait que tu n'aies pas de page Wikipédia, tu peux prendre une caméra, ton iPhone, ton logiciel de montage entrée de gamme et faire un film. Oui, je t'assure, c'est possible et pas mal de vidéastes amateurs ont commencé comme ça et ont publié leurs premiers jets sur YouTube. Aujourd'hui, on les appelle Norman, Cyprien et ainsi de suite. Il faut être acteur ou actrice de sa propre vie. J'adore cette expression, elle permet de se remettre en question et se demander si l'on est satisfait d'être dans cette situation présente.



















Je pense qu'il ne faut pas s'arrêter dès le premier obstacle ou la première critique. Il faut accepter et recevoir également les compliments et de te dire chaque matin que tu es fier.e d'avoir accompli tes rêves, qu'ils aient fonctionné ou non. Le principal, c'est de faire, sinon comment veux-tu t'améliorer en intellectualisant tout le temps ? J'ai bien trop longtemps écouté les uns et les autres me disant que ce que je faisais, ça ne valait rien, que c'était une perte de temps, que ça ne faisait pas rentrer l'argent dans les caisses. Oui, et alors, quand tu es au début de ta vingtaine, tu ne t'attends pas à avoir le salaire de Mark Zuckerberg. Mais je pense sincèrement ce qui dérange, c'est que tu essayes de réaliser tes projets, que tu as la possibilité de le faire, de réfléchir librement à l'avenir et où est-ce que tu vas mener ces projets. Les gens, inconsciemment, tentent de t'asphyxier avec leurs paroles blessantes et sans aucun fondement. Chacun d'entre nous vaut quelque chose et apporte un petit plus à ce monde. Et j'ai décidé qu'en 2020, j'arrêterai de m'excuser d'exister et de créer. En d'autre terme, d'être moi-même, avec mes qualités et mes défauts



Photographies par Damien Top
Retouches colorimétriques par Anha S.L.







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Commentaires

  1. Coucou Anha
    C'est tellement vrai que bien souvent on ne se sent pas légitime...c'est parfois bien dommage car c'est en effet en essayant des choses et même parfois en ne réussissant pas qu'on finit par comprendre ce qui est bon pour nous !
    Des bisous
    Audrey
    https://pausecafeavecaudrey.fr

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